Roula Safar

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Roula Safar, mezzo-soprano, franco-libanaise, après ses études musicales, instrumentales, vocales et musicologiques, à Beyrouth puis à Paris, chante les rôles de Didon (Didon et Enée), la Messagère (Orfeo), Ramiro (La Finta giardiniera), Siebel (Faust), et aussi des oratorios, lieder et mélodies. En musique contemporaine, elle interprète ou crée des œuvres et des rôles, de Georges Aperghis, Luciano Berio, Betsy Jolas, Michael Levinas, François-Bernard Mâche, ainsi que le grand cycle Harawi d’Olivier Messiaen à New York en 2017. Elle se produit à la Salle Pleyel, au Théâtre du Châtelet, à Radio France, à l’Opéra de Montpellier et à l’étranger sous la direction de Gabriele Ferro, Stéphane Denève, Patrick Davin, Jean-Claude Malgoire, Pascal Rophé. Elle collabore avec des ensembles instrumentaux et avec l’Orchestre pour la Paix. En troubadour, elle donne des récitals à la croisée des cultures et autour de poètes comme René Char, Jean Richepin, Paul Valéry, en s’accompagnant d’une guitare et de percussions. Elle met en musique poèmes et textes anciens écrits dans des langues disparues. Elle participe aux enregistrements d’oratorios et d’œuvres contemporaines comme Les Aragon de M. Levinas, dans le CD Musique de chambre, récompensé d’un Choc de la musique en 2001, de Jean-Louis Dhermy, Karim Haddad, Thierry Machuel. Ses CDs Racines Sacrées (2009, rééd. 2015) et Vergers d’exil (2011) sont chez Hortus, ses chants en langues anciennes ont été enregistrés pour le Musée de l’Homme (2015), Roula Safar chante Paul Valéry chez Bruno Doucey/ Sous la Lime (2016) et La rencontre chez Sous la Lime (2019).

 

Pour chanter le Liban pluriculturel et pluriconfessionnel, Roula Safar interprète  avec ses instruments : guitare et percussions (tambourin, tambourin à sonnailles, cymbale, crotales, cloches…) des chants traditionnels faisant également entendre la poésie de Gibran Khalil Gibran, en arabe, des poésies libanaises d’expression française, qu’elle a mises en musique, de Georges Schehadé, Andrée Chédid, Vénus Khoury-Ghata … des textes écrits  dans des langues disparues telles que, le suméro-akkadien, le phénicien, l’araméen ancien, l’ougaritique, l’égyptien ancien, le grec ancien, le latin… qu’elle a également mis en musique, reflets de civilisations anciennes qui ont traversé son pays natal  comme d’une manière plus générale  la région du  Proche-Orient.