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Philippe Descola, né en 1949 à Paris, a d’abord fait des études de philosophie à l’École normale supérieure de Saint-Cloud avant de se former à l’ethnologie à l’université Paris-X et à l’École pratique des hautes études (VIe section). Chargé de mission par le CNRS, il mène une enquête ethnographique de 1976 à 1979 chez les Jivaros Achuar de l’Amazonie équatorienne dont il étudie plus particulièrement les relations à l’environnement, sujet de la thèse de doctorat d’ethnologie qu’il soutient en 1983 sous la direction de Claude Lévi-Strauss. Après avoir enseigné à l’université de Quito, il est visiting scholar au King’s College de Cambridge et attaché de recherche à la Maison des sciences de l’homme, puis rejoint l’École des hautes études en sciences sociales où il développe au fil des ans, lors de son séminaire hebdomadaire, une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains. Professeur au Collège de France de 2000 à 2019 dans la chaire d’Anthropologie de la nature, Philippe Descola y a dirigé jusqu’en 2013 le laboratoire d’anthropologie sociale tout en conservant une direction d’études à l’EHESS. Il a été professeur invité, parfois à plusieurs reprises, dans les universités de Göteborg, São Paulo, Vienne, Rio de Janeiro, Chicago, Mexico, Buenos Aires, Louvain, Pékin, Mexico, Montréal, Saint-Pétersbourg, Uppsala, au Collège de Belgique et l’Université Saint-Louis de Bruxelles, à l’université Cornell et à la London School of Economics ; il a en outre donné des conférences dans une cinquantaine d’universités ou académies étrangères.

Diversité des natures, diversité des cultures, (Bayard, 2010) est une conférence destinée à initier un jeune public aux diverses manières d’appréhender et de traiter les plantes et les animaux. La Fabrique des images. Visions du monde et formes de la représentation (Somogy, 2010) est le catalogue coordonné par Philippe Descola de l’exposition du même nom qu’il a organisée au musée du quai Branly de février 2010 à juillet 2011 afin de mettre à l’épreuve des images du monde entier les schèmes ontologiques qu’il a isolés dans ses travaux. L’Écologie des autres. L’anthropologie et la question de la nature (Quae, 2011) est une réflexion épistémologique sur la façon dont les sciences sociales abordent les rapports entre sociétés et environnement. Prenant la forme d’un dialogue avec le philosophe Pierre Charbonnier, La Composition des mondes (Flammarion, 2014) est une réflexion rétrospective sur l’évolution et les étapes, tant ethnologiques qu’anthropologiques, de l’œuvre de Philippe Descola qui offre l’occasion tout à la fois d’éclaircir certains enjeux contemporains de sa pensée et de mieux préciser le contexte intellectuel dans lequel elle s’est constituée. Être au monde. Quelle expérience commune ? (Presses universitaires de Lyon, 2014) est la transcription d’un débat public mené à Grenoble avec le célèbre anthropologue britannique Tim Ingold qui permet notamment de mettre en lumière les points de convergence et de divergence entre la démarche de ce dernier (l’anthropologie de l’habiter) et celle de Philippe Descola (l’anthropologie de la nature). Des actes de colloques édités, des ouvrages de vulgarisation et plus de 150 articles scientifiques et chapitres de livres viennent compléter ces ouvrages.

Prix et distinctions
Philippe Descola a reçu la médaille d’argent du CNRS en 1996 et la médaille d’or en 2012 ; le prix Édouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques en 2011 ; la médaille d’or de l’Académie d’agriculture de France en 2014 et le prix Cosmos du Japon en 2014. Il est commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur (2016), officier dans l’ordre national du Mérite (2004), chevalier dans l’ordre des Palmes académiques (1997). Il est membre étranger de la British Academy et de l’American Academy of Arts and Sciences et docteur honoris causa de l’université de Montréal.

Philippe Descola (sous réserve)

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