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Jordi Savall, l’un de nos plus brillants chefs d’orchestre européens, maître de la musique baroque, a créé « ORPHEUS XXI – Music for life and dignity ». Cet orchestre, plébiscité dans le monde entier, est né dans la jungle de Calais lors d’un concert improvisé avec des musiciens interprètes reconnus dans leur pays d’origine qui ont dû fuir les horreurs de la guerre. L’ensemble accompagnera la lecture de L’Hôte, nouvelle écrite par Albert Camus en 1957 qui nous interroge sur le choix, l’engagement, la morale et la justice.

 

Moslem Rahal – Ney – direction artistique

Diplômé de l’Institut Supérieur de Musique de Damas en 2003, Moslem Rahal choisit de se spécialiser dans la technique du Ney. Soliste dans l’Orchestre Symphonique National de Syrie et membre du Groupe National de Musique Arabe, Il devient professeur de Ney à l’Institut Supérieur de Musique de Damas et à l’Université « Music College » d’Homs. Moslem Rahal est le fondateur et directeur du Shams Ensemble Group. Il a participé à l’Arabic scientific of Music en faveur du développement du Ney et participé aux Rencontres Internationales d’interprètes du Ney pour le 25e Jerash Festival.
Avec l’Orchestre Symphonique de Syrie il a donné de nombreux concerts sous la direction du Maître Misak Bagboderian et dans le monde arabe sous la direction du Maître Soulhi al-Wadj ainsi qu’avec le groupe National de Musique Arabe. Moslem Rahal a écrit un chapitre comme spécialiste de son instrument pour le Dictionnaire Musical du professeur Victor Babinco. Outre son activité de musicien, il est constructeur de Ney et de Kawala. Grâce à ses travaux de recherches musicales et à ses nombreuses collaborations avec des artistes européens, Moslem Rahal est une figure-clé de l’interprétation de la musique orientale au cœur de l’interprétation occidentale.

 

Hohvanness Karakhanyan – duduk

Né à Erevan (Arménie) en 1987, dans une famille de mélomanes, il est dès l’enfance en contact quotidien avec le monde de la musique. Son père, sans être professionnel, joue très bien de l’accordéon ainsi que son oncle qui, lui, est professionnel. A Moscou, où ses parents sont partis vivre pendant deux ans, il entre à l’école de musique. De retour en Arménie, il continue ses études. Lors d’un festival de musique à Erevan il rencontre le fameux maître du duduk Djivan Gasparyan , (Artiste du Peuple et professeur au conservatoire de cette ville). A l’écoute de cet instrument, Hovik envisage la possibilité d’une carrière musicale professionnelle. À l’âge de 11 ans, il s’inscrit à l’école de musique élémentaire puis continue dans une école plus spécialisée pour finalement, poursuivre au Conservatoire Supérieur. Formé à jouer de tous les instruments à vent, il devient professeur pour instruments à vent en bois. En 2010, Hovik voyage en Grèce pour travailler en tant que musicien et directeur d’un orchestre d’instruments à vent. L’année suivante, il est invité à se rendre à Barcelone pour enseigner la musique à l’Estudi de Musica, Art y ritme (EMAR). Ses parents, s’étant installés à Barcelone, il décide d’y habiter. Aujourd’hui, il donne des cours particuliers de musique et de duduk. Parallèlement, à ce travail, il participe à de nombreux concerts en Espagne.

 

Yannis Papaioannou – violon

YANNIS PAPAIOANNOU, violoniste et luthiste de Thessalonique (Grèce), est entré dans le monde de la musique dès son plus jeune âge et s’est rapidement spécialisé dans le luth et l’alto, les instruments les plus caractéristiques de la Méditerranée. Il joue également du bouzouki et du lauto, des instruments parmi les plus représentatifs de la musique grecque. Sa formation musicale l’amène à Istanbul et dans d’autres pays arabes, où il est formé avec de grands maîtres. Parallèlement, il a étudié les beaux-arts à l’université de Thessalonique et, en 2004, il est arrivé à Barcelone pour étudier à l’UB. C’est ici qu’il s’est établi comme musicien professionnel et qu’il a participé à la scène musicale de la « musique du monde » de Barcelone. Cette ville lui permet de trouver et d’affiner son propre mode d’expression à travers le mélange de différents styles musicaux qui se reflètent dans les différents projets auxquels il participe (musique arabe, flamenco, jazz, musique cubaine, musique folklorique grecque …). Dans ce contexte, il édite et produit plusieurs disques. Son interprétation musicale particulière et sa qualité artistique l’amènent à collaborer régulièrement avec plusieurs musiciens prestigieux dans divers projets musicaux dont le dénominateur commun est la musique méditerranéenne : Omar Sosa, Haig Yazdjian, Mamak Khadem, David Dorantes … Depuis 2014, il est devenu membre du musicien européen Omar Faruk Tekbilek. Il participe également à des festivals internationaux renommés tels que le Festival des Musiques Sacrés du Monde de Fès (2013) et le Festival international du luth de Tétouan (Maroc, 2009 et 2014), le Forum mondial de la culture (Bali, Indonésie 2013) et le Festival. International Cervantino (Mexique, 2014). Il a collaboré en tant que musicien et conférencier à des rencontres de l’Institut européen de la Méditerranée. En 2018, il a été chef invité de l’Orchestre national de la jeunesse d’Andorre. En 2018, il entre dans le monde théâtral avec la création originale « Rebétiko : né en exil » et avec sa participation en tant que compositeur et interprète de l’œuvre d’ouverture du festival Grec 2018 « Le poème Guilgamesh » dirigé par le célèbre Oriol Broggi.

 

Maemon Rahal – chant et qanun

Interprète et compositeur, Maemon Rahal est aussi facteur d’instruments orientaux. Né à Lattaquié en Syrie dans une famille de musiciens et de poètes, il a découvert depuis son jeune âge son goût pour le rythme et, depuis ses 15 ans, il fait partie de l’ensemble fondé par ses frères. C’est à Homs qu’il complète ses études musicales en se spécialisant dans le jeu du qânûn. Son diplôme obtenu, il devient professeur de qânûn de l’université dont il est diplômé, et enseigne aussi les échecs. Il continue la facture d’instruments tels que le qânûn, le bouzouki, le raq et devient le spécialiste à Homs de la réparation d’instruments à cordes et à percussions. Il a collaboré à la fondation d’universités de musique de la ville de Homs. Il a par ailleurs travaillé pour le théâtre de Wadih El Safi, pour l’American University du Théâtre de Beyrouth, en hommage à Zaki Nassif. Il a joué en de nombreuses occasions en Espagne, notamment en Catalogne, et avec Maria del Mar Bonet ainsi qu’au Caire, à Damas, à Alep dans divers théâtres, opéras et universités.

 

Safi El Hafez – oud

Mohamad Safa Alhafez (Safi) est un musicien et chanteur d’origine syrienne établi à Barcelone depuis 2012. A côté de ses études en philologie anglaise et de son Master en développement social de l’Université de Damas, Mohamad étudie l’oud et le solfège durant quatre ans en plus d’une formation classique de piano pendant deux ans. Joueur de luth arabe renommé, il a participé à divers projets tels que l’« Harmony project » à Istanbul, consistant à donner des ateliers (chant, musique, danse) pour des enfants venant de tous pays, à la IIACC (Istanbul International A Capella Choir) en tant que ténor, puis a été assistant chef d’orchestre et joueur d’oud à l’Istanbul Mosaic Oriental Choir. Après un trajet éprouvant jusqu’en Europe, il attend deux ans l’obtention de son statut de réfugié. En 2016, il part pour l’Allemagne, à Stuttgart, où il étudie le piano pendant un an avec un professeur allemand. Durant cette année, il garde contact avec des réfugiés encore dans des camps, loin de leur famille et de leur pays. Il développe des projets de thérapie sociale et de musicothérapie concernant les réfugiés en Europe, notamment en Italie (2014) et en Allemagne (2016), où il a dirigé l’Internationaler Chor à Stuttgart avec une présence notable de réfugiés syriens. Il retourne en Espagne en 2017 et travaille aujourd’hui en tant que professeur de musique et expert en musique arabe pour les études arabes contemporaines de l’Université autonome de Barcelone. Mohamad est actuellement professeur du projet social et pédagogique Orpheus XXI à Barcelone.

 

Georgi Dimitrov – qanun

C’est à l’âge de 25 ans, après un voyage à Istanbul où il découvre le santur iranien, que Georgi Dimitrov commence à jouer de la musique. Après trois ans à parcourir l’Europe, il décide de changer d’instrument et choisit le qânûn turc, plus adapté à la musique ottomane. Au début de l’année 2013, il forme un projet en Bulgarie avec des musiciens locaux et étrangers – le Français Yann Le Glaz (saxophone) et l’Écossais Stuart Dikson (percussion) – qui aboutit à la naissance du groupe MeskHane. Au cours des années suivantes, l’ensemble, basé à Istanbul, participe à nombre de concerts en France et en Espagne. Le chanteur grec Vassiliki Papageorgiou se joint au groupe, et ils enregistrent pour la radio en Bulgarie. En 2016 Georgi Dimitrov s’installe à Barcelone et rejoint la Rembetiki Compañía de Barcelone, qui improvise dans le style de cette musique grecque. L’ensemble participe à la création de deux autres bands : Alaturca Barcelona et Trio Sarazeno. L’année suivante, Georgi Dimitrov enregistre un CD et réalise des tournées en France, en Suisse et en Écosse avec un grand succès auprès du public. En 2018, il rejoint Orpheus XXI avec qui il se produit en Espagne et en France. Depuis peu, il s’intéresse au style « fusion », en particulier avec la rencontre avec le flamenco.

 


Terres de Paroles

L’Hôte d’Albert Camus par Orpheus XXI


Pour aller plus loin:

  • Présentation du projet par France 3 : regarder ici
  • L’histoire de la formation Orpheus XXI : lire ici
  • Vidéo du concert à la Phillarmonie de Paris : pour y être

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