Mauvaises herbes de Dima Abdallah

éd. Sabine Wespieser, 2020

La main du géant est tellement immense qu’un seul doigt me suffit”. Dans les 1ères lignes de ce premier roman de Dima Abdallah, la narratrice se réjouit de retrouver avant l’heure “son géant”. La main accrochée à l’un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos. 

Mauvaises herbes raconte l’histoire d’une enfant de 6 ans qui vit à Beyrouth en plein guerre. Malgré les périls, la seule présence de son père suffit à la rassurer. Ce dernier lui transmet son amour des plantes mais lorsque le reste de la famille fuit le pays, il refuse de quitter sa terre. Arrivée à Paris à 12 ans, la jeune fille fuit la mélancolie en se réfugiant auprès des arbres et des fleurs, mais aussi en quête des mots justes. 

Le roman a été sélectionné pour le Prix Stanislas, le Prix Première Plume et le prix “Envoyé par La Poste” 2020.

Née au Liban en 1977 et fille des écrivains Mohammed Abdallah, dont un de ses poèmes traduit de l’arabe clôt le roman, et Hoda Barakat, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Après des études d’archéologie, elle s’est spécialisée dans l’Antiquité tardive. Mauvaises herbes est son premier roman. 

© David Poirier