La Gueule en vrac

Dominique Bonafini

Rejoignez la confrérie du Gueuloir – gueuler, c’est la vie ! Quand il naît, un bébé commence par crier, car gueuler, c’est respirer. Il y a plus d’un siècle, Flaubert lançait ses « gueulades » : lectures à voix haute, quérir la preuve par l’oreille, les textes qui franchissent le mur du son. Suivons la trace du compagnon Gustave – mais sans copier ce fameux pionnier (le bougre était capable d’infliger 30 heures de lecture à ses auditeurs ; même pour un ami, c’est dur.) Le tout est de savoir gueuler.

Aujourd’hui, Augustin Blafort explorera quelques thèmes chers à Flaubert : l’amour, l’Orient, la censure. Qu’il déclinera de diverses façons : chansons, contes, poèmes, texticules, jeux de mots, slogans et autres fatras de calembredaines et billevesées. A la découverte d’autres auteurs – parce que le but d’un gueuloir, c’est d’essayer, découvrir, aller à la rencontre, partager, d’adresser, raturer à voix haute. Avec des textes courts (parce qu’on n’a pas toujours 30 heures devant nous) – pour cette occasion, Augustin ramène sa langue. Prêtez lui vos oreilles et bienvenus, compagnons : vivons la gueule ouverte !

Coproduction festival Terres de Paroles  / Production déléguée Compagnie le Safran Collectif

Dominique Bonafini

Spécimen du XXe siècle ayant accosté sur les rives du 3ème millénaire.

 

Qu’est ce à dire ?
Il est bien né le 5 Juillet 1966 à Rouen. C’est la seule chose qui est sûre. Pour le reste…
A l’instar de l’Ornithorynque, son animal Totem, il ne se laisse pas facilement étiquetter.
Pour les historiens du siècle dernier, barde semble donc bien être le terme le plus approprié.
Sinon, c’est trop long. Chanteur ? Comédien ? Auteur ? Bonimenteur ? Ecrivailleur ? Conteur ? Et pourquoi pas danseur ? (mais là, c’est quand il rencontre des chorégraphes fatétieuses).
Ayant refusé une carrière de star internationale pour éviter toute compromission avec le grand capital, il opta pour la profession d’artiste vicinal.
Parce que au bout du compte, des chemins vicinaux, il y en a partout.
La rue, les salles de théâtre, les bistrots, les halls, les médiathèques, les grands places, les scènes, les rivières, les musées, les forêts, les auditoriums, les appartements, chez lui, chez vous… En fait, on peut jouer n’importe où.
Tout seul ou avec des petits camarades : Le Safran Collectif, La Compagnie Des Singes, La Royale Zone, Via Expresa, La Logomotive, Les Musiques à Ouïr, Lagrymas, Akasha, La Youle … Et tant d’autres z’encore. Ca serait vraiment dommage de s’arrêter là.

Alors, il n’arrête pas. Qu’importe le flacon …