Groupe Chiendent

Nadège Cathelineau et Julien Frégé

Après une formation de comédienne au Conservatoire Régional de la ville de Paris sous la direction de Jean-Claude Cotillard, une licence en Philosophie à La Sorbonne, Nadège Cathelineau termine sa formation par un Master professionnel de Mise en scène et Dramaturgie à l’Université de Nanterre Paris X où elle travaille aux côtés de Philippe Adrien, Michel Cerda, Judith Depaule, Philippe Quesne. 

Par ailleurs, elle assiste le metteur en scène Jacques Descorde pour ses créations Maman dans le vent et Combat de Gilles Granouillet. 

© Masa Zaher

Julien Frégé étudie l’ébénisterie à l’école Boule jusqu’en 2006 et décide ensuite de s’engager dans des études supérieures en qualité d’acteur. Il entre à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Paris en 2008 pour une formation de trois ans où il obtient son DNSPC. Il travaille ensuite comme comédien entre 2011 et 2014 aux côtés de Célie Pauthe (Train de Nuit pour Bolina de Nilo Cruz), Jean-Pierre Vincent (Cançrelats de Sam Holcroft), Olivier Lettelier (La Scaphandrière de Daniel Danis) et mène avec le metteur en scène Yan Allegret deux projets mêlant les arts de la scène et les arts du combat auprès de détenus de la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis.

Parallèlement à son travail de création, il a une pratique assidue de la boxe anglaise qu’il exerce en compétition. 

En octobre 2015, Nadège Cathelineau et Julien Frégé créent le Groupe Chiendent, compagnie de théâtre contemporain implantée à Rouen, qui a pour objet de créer du théâtre moderne où les disciplines artistiques se rencontrent au service d’une forme. La question de l’écriture et de la construction du récit théâtral dans sa forme contemporaine est une préoccupation vibrante. La compagnie s’inscrit dans une dynamique de recherche, où celle-ci est toujours au service d’une nécessité, de dire, d’exprimer, de faire. En corps, en mots et en image, elle envisage le théâtre comme une possibilité de bouleversement émotionnel et social du spectateur ; avec cette idée chère que de considérer le théâtre comme un lieu de déculpabilisation des complexes intimes où la honte solitaire quotidienne de l’individu face à la norme, peut, le temps d’un spectacle, s’affaisser.