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Supernova

Théâtre


De Thomas Pondevie


Les supernovas sont des phénomènes prodigieux : traces lumineuses de l’explosion d’une étoile, elles ne s’offrent à la vue qu’au moment même de leur brutale et flamboyante disparition. Le spectacle, en un sens, leur ressemble. Il est, selon la formule de Roland Barthes, « la plus déchirante des fêtes : je vois, je jouis et puis c’est fini ». Comme spectateur, cette naissance et cette mort toujours renouvelées du théâtre est fascinante. C’est un rituel étonnant qui dit toujours quelque chose de la fin (d’un monde, du monde) mais avec une énergie et un élan qui semble un temps à même de la contredire et de la repousser : la vitalité éphémère du spectacle.

Trois comédiens, trois récits et une boîte noire sont les ingrédients d’une traversée littéraire qui investit des lieux hors les murs du théâtre. Supernova repose sur l’installation hors-les-murs d’une « boîte à récits », dispositif scénographique mobile et transformable à mi-chemin de l’univers des entre-sort forains et des spectacles de prestidigitateurs. Cette boîte est un décor et un outil pour réengager certains fondamentaux du geste théâtral et interroger la naissance possible du spectaculaire. Trois comédiens s’y succèdent pour raconter, chacun leur tour et à leur manière, une histoire où l’homme irrémédiablement chute : la marche d’un chercheur d’or à travers le grand nord canadien (Construire un feu de Jack London), le dernier tour de piste d’un jeûneur professionnel (Un artiste de la faim de Franz Kafka), et le dilemme d’un soldat anglais enjoint de mettre à mort un éléphant (Comment j’ai tué un éléphant de George Orwell). Progressivement, ils s’enfoncent dans l’univers de ces nouvelles en mobilisant pas à pas les outils du théâtre et en invitant les spectateurs à explorer les configurations d’un décor à multiples facettes. En prise avec des récits parfois sombres qui, tous, disent quelque chose de la vanité des hommes, les narrateurs ne renoncent jamais. Avec les moyens du bord, ils continuent envers et contre tout de tenir la représentation, en jouant à exposer toujours, non sans décalage, la fabrique de l’illusion.


Séance Tout Public
Durée : 1h00


GÉNÉRIQUE :

Conception et mise en oeuvre Thomas Pondevie avec Iannis Haillet, Caroline Menon-Bertheux, Romain Pierre
A partir de textes de Franz Kafka, Un artiste de la faim, traductions Claude David, Bernard Lortholary, Alexandre Vialatte, Jack London, Construire un feu, traduction Christine Le Boeuf George Orwell, Comment j’ai tué un éléphant, traduction Anne Krief, Michel Pétris, Jaime Semprun
Conception et mise en oeuvre Thomas Pondevie
Scénographie et costumes Charles Chauvet
Création lumières Fanny Perreau
Régie générale Cyril Balny
Composition musicale Sébastien Angel
Collaboration artistique Elise Chatauret
Stagiaire à la mise en scène Marion Morvan

PRODUCTION (en cours) :
Production déléguée Nouveau théâtre de Montreuil – CDN
Coproduction Compagnie Babel (dans le cadre de sa résidence triennale à Herblay), MC2 Scène Nationale de Grenoble, Nouvelle Scène Nationale Cergy-Pontoise/Val d’Oise
Soutiens Ministère de la Culture – DRAC Île-de-France au titre de l’aide au projet, Ministères de la culture et de l’éducation nationale (Création en cours 2016-2017), Région Île-de-France (Programme EAC), Ville d’Herblay (service culture et jeunesse), Jeune Théâtre National, David Bouchard et l’Arrach’Choeur
Remerciements Les compagnons d’Erich, Véronique Brandli, Duncan Evennou, Léa Gadbois-Lamer, Mathieu Bauer, Alexis Pawlak

Représentation et atelier de mise en scène à destination des lycéens le vendredi 2 octobre dans le cadre du dispositif « Regards ».


Thomas Pondevie

octobre 03 2020

Détails

Date : 3 octobre
Horaires : 14H30
Tarif : €5 à €10
Website: Visit Event Website

Lieu

Lycée Côte d’Albâtre

24 bis Rue du Noroit
Saint Valéry en Caux, 76460