Prix des lecteurs 2020 Premières Paroles

Photo site Premières Paroles 2020

Depuis 2016, le festival vous invite à participer près de chez vous aux comités de lecture et à désigner le lauréat ou la lauréate du Prix Terres de Paroles.

Ce prix, baptisé « Premières paroles », sera remis à la fin de l’année 2020.

Le prix 2020 mettra à l’honneur un premier roman francophone publié entre le solstice d’hiver 2019 et l’équinoxe de printemps 2020 chez un éditeur français. Les comités s’organisent dans les librairies et médiathèques partenaires à travers tout le département dès maintenant.

Renseignez-vous auprès de votre librairie ou médiathèque pour vous inscrire, connaître les dates des comités et débattre dans une atmosphère conviviale et chaleureuse !

 

Voici les premiers partenaires  :

◤ Hôtel Littéraire Gustave Flaubert

ROUEN • 02 35 71 00 88

contact@hotelgustaveflaubert.com

 

◤ Librairie Autres rivages

BUCHY • 02 35 61 27 80

librairie.autresrivages@gmail.com

 

◤ Librairie La Grande Ourse

DIEPPE • 09 82 37 27 70

lagrandeoursedieppe@gmail.com

◤ Librairie L’Encre Marine

EU • 02 35 50 19 34

 

◤ Médiathèque Le Séquoïa

MAROMME • 02 76 08 17 00

 

◤ Bibliothèque Municipale

ANNEVILLE-AMBOURVILLE • 02 35 37 69 12

 

◤ Association Le cat rouge

VATTETOT-SUR-MER • 06 20 09 72 46

◤ Médiathèque Le Pressoir

BRETTEVILLE-DU-GRAND-CAUX • 02 27 30 49 69

 

◤ Librairie Les Accents

CANY-BARVILLE • 02 27 13 48 70

 

◤ Librairie Banse

FECAMP • 02 35 27 68 72

librairie.banse@orange.fr

 

◤ CROUS de Normandie  (Réservé aux étudiants)

ANTENNE DE ROUEN

La sélection du prix Premières Paroles 2020 :

Hôtel Valencia Palace, d’Annie Perreault / Éditions Le nouvel Attila, 2020

«  Je suis ici pour écrire un scénario. La femme est blonde et blessée, le ciel brumeux, c’est un huis clos étouffant sur le toit d’un hôtel. Le film est construit sur un malaise, une inquiétude, un mystère ; on ne sait pas qui est cette femme, et on ne le saura pas, à la fin… ».

Tout est vrai et ce n’est pas un scénario : c’est l’histoire de Claire.

Reprenant le point de départ de Moderato Cantabile, Annie Perreault construit un thriller intérieur à l’ambiance lynchienne qui vous fera regarder votre prochain autrement.

 

Ainsi parlait ma mère, de Rachid Benzine / Éditions du Seuil, 2020

« Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l’Université catholique de Louvain. Qui n’a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c’est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu’à en effacer l’encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d’autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c’est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d’être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. »

 

Il est juste que les forts soient frappés, de Thibault Bérard / Éditions de l’Observatoire, 2020

Lorsque Sarah rencontre Théo, c’est un choc amoureux. Elle, l’écorchée vive, la punkette qui ne s’autorisait ni le romantisme ni la légèreté, se plaisant à prédire que la Faucheuse la rappellerait avant ses 40 ans, va se laisser convaincre de son droit au bonheur par ce fou de Capra et de Fellini.

Dans le tintamarre joyeux de leur jeunesse, de leurs amis et de leurs passions naît Simon. Puis, Sarah tombe enceinte d’une petite fille. Mais très vite, comme si leur bonheur avait provoqué la colère de l’univers, à l’euphorie de cette grossesse se substituent la peur et l’incertitude tandis que les médecins détectent à Sarah un cancer qui progresse à une vitesse alarmante. Chaque minute compte pour la sauver.

Le couple se lance alors à corps perdu dans un long combat, refusant de sombrer dans le désespoir.

Un récit d’une légèreté et d’une grâce bouleversantes, entre rire et larmes, dont on ressort empreint de gratitude devant la puissance redoutable du bonheur.

 

Le Tiers temps, de Maylis Besserie / Éditions Gallimard, 2020

Rue Rémy-Dumoncel, dans le quatorzième arrondissement de Paris, se trouve un immeuble blanc – une maison de retraite baptisée Le Tiers-Temps. Au milieu de la cour, un arbre solitaire. Parmi les résidents, un grand échalas, au visage sombre mais aux yeux encore perçants, joue avec ses souvenirs où se mêlent deux langues, l’anglais de son Irlande natale et le français de son exil littéraire. Ce vieux monsieur s’appelle Samuel Beckett.

Ce premier roman dévoile un Beckett surprenant, attendant la fin (un comble), devenu pour ainsi dire l’un de ses propres personnages. On voit défiler les épisodes qui ont marqué son existence, mais aussi la vie quotidienne au Tiers-Temps, où Beckett a réellement résidé. On est saisi par une émotion grandissante à mesure que le roman accompagne le grand Irlandais vers son dernier silence.

 

Préférer l’hiver, d’Aurélie Jeannin / Harpers collins, 2020

« Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que deux autres propriétés jalonnent. C’est elle qui m’avait proposé de nous installer ici. Et je n’étais pas contre. J’avais grandi dans cette forêt. Le lieu m’était familier, et je savais que nous nous y sentirions en sécurité. Qu’il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure. »

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au coeur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une
saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

 

Le dernier Syrien, d’Omar Youssef Souleymane / Éditions Flammarion, 2020

« En mars 2011, quand Youssef participa à la première manifestation à Damas, il eut l’impression que le cri de liberté poussé contre le régime d’Al-Assad, après quarante ans de silence et de peur, était un miracle plus puissant que celui du prophète. »
Joséphine, jeune alaouite au charme troublant, réunit chez elle un groupe de jeunes gens pour partager leurs espoirs, leurs rêves, leurs visions de l’avenir à ce moment où tout semble possible. Se joue alors une partition amoureuse. Youssef et Mohammad. Youssef et Joséphine. Khalil et Joséphine. Homosexualité et tradition, civilisation et oppression, sentiments et loyautés s’opposent et se croisent, jusqu’au drame qui balaie les destins et un pays tout entier…
Une plongée au cœur de la jeunesse syrienne à l’aube du Printemps arabe, portée par la plume intense et poétique d’Omar Youssef Souleimane.


Les lauréats des précédentes éditions :

2016
Antoine Choplin avec le roman Une forêt d’arbres creux  (Éditions La fosse aux ours)

Stefano Massini avec la pièce Jecroisenunseuldieu

2017 
Négar Djavadi pour le roman Désorientale (Éditions Liana Levi)

Guillem Clua avec la pièce Marbourg (Traduite du catalan par Aymeric Rollet ; avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale).

2018
Jean-Baptiste Andrea pour le roman Ma Reine (Éditions L’Iconoclaste)

Marco Martinelli avec la pièce Bruits d’eaux (Traduite de l’italien par Jean-Paul Manganaro).

2019

Gaëlle Josse pour le roman Une longue impatience (Éditions Noir sur Blanc)