Prix des lecteurs Terres de Paroles

Depuis 2016, le festival vous invite à participer près de chez vous aux comités de lecture et à désigner le lauréat ou la lauréate du Prix Terres de Paroles.

Le prix 2019/2020 sera consacré aux nouvelles et aux textes courts. Les comités seront organisés dans les librairies et médiathèques partenaires à travers tout le département dès mi-septembre.

Renseignez-vous auprès de votre librairie ou médiathèque pour vous inscrire, connaître les dates des comités et débattre dans une atmosphère conviviale et chaleureuse !

◤ Bibliothèque de Jumièges

JUMIÈGES • 09 71 24 75 36

 

Librairie Au Fil des Pages

LE HAVRE • contact@librairiefildespages.fr

 

◤ Librairie Autres rivages

BUCHY • 02 35 61 27 80

 

◤ Librairie L’Armitière

ROUEN • inscription@armitière.com

◤ Librairie Les Accents

CANY-BARVILLE • 02 27 13 48 70

 

◤ Librairie Une Histoire de Papier

NEUFCHÂTEL-EN-BRAY • 02 77 26 50 02

 

◤ Médiathèque de Bolbec

BOLBEC • 02 35 31 11 41

 

◤ Médiathèque de Gournay-en-Bray

GOURNAY-EN-BRAY • 02 32 89 53 80

◤ Médiathèque de Lillebonne

LILLEBONNE • 02 35 38 29 38

 

◤ Médiathèque Le Pressoir

BRETTEVILLE-DU-GRAND-CAUX • 02 27 30 49 69

 

◤ Médiathèque Le Séquoïa

MAROMME • 02 76 08 17 00

La sélection du prix 2019/2020 :

Des mirages plein les poches, de Gilles Marchand (Au Forges de Vulcain, 2018)

Un musicien de rue, un homme qui retrouve sa vie au fond d’une brocante, des chaussures qui courent vite, deux demi-truites, une petite lampe dans un couffin, le capitaine d’un bateau qui coule, la phobie d’un père pour les manèges, un matelas pneumatique… On ne sait jamais qui sont les héros des histoires de Gilles Marchand : objets et personnages se fondent, se confondent et se répondent chez cet auteur qui sait, comme nul autre, exprimer la magie du réel. Sous ses airs de fantaisiste, il raconte la profondeur de l’expérience humaine.

 

Je vous embrasse, de Pascale Pujol (Lunatique, 2018)

Un homme, une femme, et Paris pour décor de cette histoire d’amour languissante. Jeu de séduction, jeu d’illusions, plein de promesses non dites, de gestes attendus et de baisers espérés. Mais, la belle n’est pas bête, et se rebelle. Mots vengeurs, jamais rageurs, tout en délicatesse et subtilités de langue. Pascale Pujol dépoussière avec Je vous embrasse les codes courtois des amours galantes. Raffiné et non moins mordant, un régal d’insolence bienséante.

 

J’entends des regards que vous croyez muets, d’Arnaud Cathrine (Gallimard, 2019)

« Je passe mon temps à voler des gens. Dans le métro, dans la rue, au café, sur la plage. Ce peut être une femme, un homme, un adolescent, une enfant, un couple… J’ai toujours un carnet et un stylo sur moi. Je tente de les deviner, aucun ne doit me rester étranger, je veux les garder, je finis par les inventer, ce que je nomme voler. »

Avec ces soixante-cinq récits brefs, Arnaud Cathrine capte les vies potentielles de celles et ceux qu’il croise, tout en renvoyant aux fantasmes de celui qui les regarde. J’entends des regards que vous croyez muets propose donc un jeu de miroirs entre ces inconnus propices à la fiction et l’autoportrait de l’auteur devenu à son tour un personnage à part entière.

 

La Tendresse du crawl, de Colombe Schneck (Grasset et Fasquelle, 2019)

«  J’avais connu une succession d’hommes, pourtant je passais davantage de temps à imaginer l’amour qu’à le vivre.  J’avais si peur de la réalité. Et puis je retrouve Gabriel, croisé au lycée, à quinze ans. Tout au long de nos neuf mois d’amour, la peur revenait s’installer. Parfois je l’imaginais avec une autre, le plus souvent disparu, blessé, mort. La première fois, il ne m’avait pas téléphoné pendant 24 heures. Le lendemain, il était là, devant moi, me souriant et moi souriant de mon inquiétude. La dernière fois, il devait me rejoindre à la piscine. Il m’avait prévenue de son retard et je comptais les longueurs, dix de brasse, dix de crawl. Il n’était toujours pas là pour les dix dernières en dos crawlé. Il ne viendrait jamais, il m’avait oubliée, quittée déjà, il avait eu un accident, il était dans le coma… Dans le vestiaire, j’ai cherché mon téléphone, il m’avait laissé plusieurs messages. Mon amour, mon coeur, désolé, je t’attends devant l’entrée de la piscine. Il disait qu’il n’avait aucun doute sur l’amour qu’il ressentait, j’étais  la femme de sa vie. Mais il ne pouvait rien m’assurer, l’amour entre un homme et une femme n’était pas indéfectible. Je devais m’habituer à l’incertitude de notre amour. » C.S. Un homme, une femme, des retrouvailles. Et l’amour, enfin, peut-être.

 

Nouveaux éléments sur la fin de Narcisse, d’Eric Faye (Editions Corti, 2019)

Voici une quinzaine de nouvelles, absurdes ou fantastiques, à prendre de préférence le matin, avant de poser pied dans le monde et de recommencer à vivre. Leur auteur rôde sur la frontière entre le réel et l’irréel, où bien des questions lui viennent : comment continuer à vivre si, d’un jour à l’autre, vous vous mettez à entendre les pensées d’autrui ? Un mort peut-il tenter de vous téléphoner ? Quelle est cette femme que, toute votre vie durant, vous ne voyez que dans des miroirs, et qui jamais ne prend une ride ? Que feriez-vous si vous appreniez votre propre décès par la radio, et Narcisse, pauvre Narcisse, comment réagirait-il en contemplant son image sur les réseaux sociaux ?

 

Une longue impatience, de Gaëlle Josse (Les Editions noir sur blanc, 2018)

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un village de Bretagne, sa mère Anne voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.

Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.

 

Vies conjugales, de Bernard Guiriny (Rivages, 2019)

Une course forcenée organisée par la fantasque association des sédentaires de Paris. Un couple de retraités qui découvre la notion toute relative de propriété privée sur les îles paradisiaques de Tihamotu. Une exposition sans oeuvre d’art. Cinq petits sosies machiavéliques qui terrorisent le personnel et les autres élèves de leur école communale. Un grand romancier qui réalise des interviews posthumes. Des objets inanimés qui prennent vie. Un village entier dont la population a mystérieusement cessé de mourir. Un exode massif et inexpliqué d’individus regagnant leur lieu de naissance pour y rendre l’âme… En une vingtaine de textes grinçants, burlesques ou fantastiques, les vies se conjuguent et les amours se déclinent.

 

Vigile, de Hyam Zaytoun (Le Tripode, 2019)

Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir… il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque. Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort.

Comment raconter l’urgence et la peur ? La douleur ? Une vie qui bascule dans le cauchemar d’une perte brutale ? Écrit cinq ans plus tard, Vigile bouleverse par la violence du drame vécu, mais aussi la déclaration d’amour qui irradie tout le texte. Récit bref et précis, ce livre restera à jamais dans la mémoire de ceux qui l’ont lu.

 


Les lauréats des précédentes éditions :

2016
Antoine Choplin avec le roman Une forêt d’arbres creux  (Éditions La fosse aux ours)

Stefano Massini avec la pièce Jecroisenunseuldieu

2017 
Négar Djavadi pour le roman Désorientale (Éditions Liana Levi)

Guillem Clua avec la pièce Marbourg (Traduite du catalan par Aymeric Rollet ; avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale).

2018
Jean-Baptiste Andrea pour le roman Ma Reine (Éditions L’Iconoclaste)

Marco Martinelli avec la pièce Bruits d’eaux (Traduite de l’italien par Jean-Paul Manganaro).